Ivan Šupić et la théorie de l'information quantique

Institutionnel

Ivan Šupić a rejoint en 2025 le Laboratoire d’informatique de Grenoble (LIG - CNRS/Université Grenoble Alpes) en tant que chargé de recherche CNRS.

Quel est votre domaine de recherche ?

Ivan Šupić : Mon domaine de recherche est la théorie de l'information quantique. Je travaille principalement sur la vérification et la quantification des ressources non classiques pour le calcul et la communication. Parmi les nombreuses ressources quantiques, je m'intéresse particulièrement aux différents types de non-localité. En outre, je m'intéresse à la manière dont la géométrie influence les effets non-locaux, en particulier dans les réseaux quantiques, et aux différentes manières d'utiliser ces effets dans les protocoles de traitement de l'information quantique. Plus récemment, je me suis intéressé au traitement de l'information quantique du point de vue de la complexité informatique et au rôle que joue la vérification quantique dans la cryptographie quantique.

Qu’avez-vous fait avant d’entrer au CNRS ? Pourquoi avoir choisi le CNRS ?

I. Š. : J’ai obtenu mon doctorat à l’Institute of Photonic Sciences (ICFO) de Barcelone, où je travaillais dans l'équipe de théorie quantique de l’information. J’ai ensuite réalisé deux post-doctorats : d’abord dans l'équipe de corrélations quantiques de l’Université de Genève, puis dans l’équipe information quantique du LIP6. En travaillant en France, j’ai découvert le CNRS et j’ai admiré sa mission, notamment la façon dont il permet aux jeunes chercheurs de poursuivre des sciences fondamentales. Je suis aussi tombé amoureux de la vie en France, ce qui a inspiré ma décision de rejoindre le CNRS.

Qu’est-ce que qui vous a amené à faire des sciences informatiques ?

I. Š. : J’ai commencé mes études de physique théorique en Serbie, mais ce n’est que plus tard, alors que je cherchais dans quelle branche de la physique poursuivre, que j’ai découvert la théorie de l’information quantique. Ce domaine interdisciplinaire réunit des informaticiens, des physiciens et des mathématiciens qui abordent les mêmes problèmes à travers leur propre terminologie et cadres de travail. Au fil du temps, je me suis trouvé de plus en plus attiré par la perspective des sciences informatiques, jusqu’à ce que mes recherches s’alignent naturellement plus étroitement avec l’informatique qu’avec la physique traditionnelle. Une indication précoce de ce changement a été le grand plaisir que j’ai eu à lire Quantum Computing Since Democritus de Scott Aaronson, ainsi que son essai Why Philosophers Should Care About Computational Complexity.

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Ivan Šupić
Chargé de recherche CNRS au LIG