Daria Pchelina et la relation entre contraintes locales et comportements globaux

Institutionnel

Daria Pchelina a rejoint en 2024 le Laboratoire de l'informatique du parallélisme (LIP - CNRS/ENS de Lyon/Université Claude Bernard Lyon 1) en tant que chargée de recherche CNRS.

Quel est votre domaine de recherche ?

Daria Pchelina : Mes recherches visent à comprendre la relation entre contraintes locales et comportements globaux, qu’ils concernent des systèmes réels ou abstraits. Ainsi, je m'intéresse d'une part à des problèmes géométriques, comme les empilements de sphères et d'autre part à l'auto-assemblage d’ADN et d’ARN. Dans le cas des problèmes géométriques, je combine des approches théoriques et des outils computationnels. Dans celui de l'auto-assemblage d'ADN, j'explore son utilisation pour le calcul et sa modélisation géométrique.

Qu’avez-vous fait avant d’entrer au CNRS ? Pourquoi avoir choisi le CNRS ?

D.P. : Après une formation en mathématiques à l’Université de Moscou, j’ai intégré l’ENS de Paris par la sélection internationale, où j’ai poursuivi mes études en informatique. J’ai obtenu mon doctorat au Laboratoire d'informatique de Paris-Nord (LIPN - CNRS/Université Sorbonne Paris Nord) en 2023, avec une thèse portant sur la densité des arrangements de disques et des empilements de sphères. Après cela, j’ai effectué un postdoctorat au LIP, où je suis maintenant chargée de recherche CNRS. J’ai choisi le CNRS pour son environnement de recherche stimulant et la liberté scientifique qu’il offre, indispensable à mes projets qui s'inscrivent dans des domaines variés.

Qu’est-ce que qui vous a amené à faire des sciences informatiques ?

D.P. : J’ai découvert les mathématiques aux olympiades et aux écoles d’été, où beaucoup de sujets conduisent finalement à l’informatique. L’informatique est le prolongement moderne des mathématiques, un moyen de les relier à la société et aux autres disciplines. Elle introduit également la notion de complexité, offrant une nouvelle façon de comprendre le monde.

Contact

Daria Pchelina
Chargée de recherche CNRS au LIP