Antoine Barbot, la robotique microscopique

Institutionnel Robotique

Antoine Barbot a rejoint l'institut Franche-Comté Electronique Mécanique Thermique et Optique – Sciences et Technologies (FEMTO-ST - CNRS/Université de Franche-Comté/École Nationale Supérieure de Mécanique et des Microtechniques/Université de Technologie Belfort-Montbéliard) en 2020 en tant que chargé de recherche CNRS.

Quel est votre domaine de recherche ?

Antoine Barbot : Je suis chercheur en microrobotique. Je m’intéresse plus particulièrement à la création d’actionneurs à l’échelle micrométrique possédant une grande compacité, c’est-à-dire pouvant proposer une déformation maximale du même ordre de grandeur que leurs dimensions. Pour cela, il faut trouver des forces d’actionnement adaptées et dominantes à une échelle autour de la centaine ou dizaine de microns.

Je m’intéresse particulièrement aux forces de tensions de surface qui se trouvent dominantes à cette échelle. J’essaie donc de comprendre comment contrôler un objet micrométrique contraint sur la surface d’une goutte de petite dimension et le nombre de degrés de liberté atteignables avec une telle configuration.

La grande compacité de ce type d’actionneur permettrait de développer des solutions robotiques dans des environnements micrométriques difficiles d’accès tels que le corps humain ou l’intérieur de puce microfluidique.

 

Qu’avez-vous fait avant d’entrer au CNRS ? Pourquoi avoir choisi le CNRS ?

A. B. : Avant le CNRS j’ai fait un post-doctorat de 4 ans à l’Imperial College de Londres portant sur le développement de solution microrobotique appliqué à des problématiques d’opération chirurgicale.

J’ai choisi le CNRS pour la stabilité qu’il offre en permettant de prendre des risques afin de développer des technologies innovantes et en rupture.

 

Qu’est-ce qui vous a amené à faire de l’informatique et/ou des sciences du numérique ?

A. B. : J’ai découvert le domaine de la microrobotique au moment où je me renseignais pour trouver un sujet de thèse. Je venais de finir un stage de recherche en aéronautique et je cherchais une thématique récente, évoluant vite, un peu hors de ma zone de confort et assez interdisciplinaire pour toujours découvrir de nouveaux problèmes.

Mon futur directeur de thèse a su me convaincre que la microrobotique répondrait à ces attentes. Pour l’instant, je n’ai pas été déçu !

Contact

Antoine Barbot
Chargé de recherche CNRS à l'institut Femto-ST